Crédit immobilier : la hausse des taux se confirme en cette rentrée 2026

7 octobre 2026

Après une accalmie printanière et estivale, le marché du crédit immobilier change de visage. Depuis le début de l’automne, les banques relèvent leurs taux de crédit immobilier en octobre 2026, sur fond de hausse du coût d’emprunt de l’État.

Où en sont les taux aujourd’hui ?

Au 1er octobre 2026, les taux moyens se situent globalement autour de :

  • 3,40 % à 3,45 % sur 15 ans
  • 3,50 % à 3,58 % sur 20 ans
  • 3,60 % à 3,68 % sur 25 ans

Ces niveaux restent toutefois hors assurance emprunteur, qui peut représenter un coût significatif supplémentaire selon les profils.

Signe de cette tension, les taux de crédit immobilier repartent à la hausse en octobre 2026, avec une progression attendue entre +0,07 et +0,15 point selon les durées.

Pourquoi cette remontée ?

Deux facteurs principaux expliquent ce retournement :

  1. La hausse du coût de financement de l’État français : l’évolution de l’OAT (l’obligation d’État à 10 ans) pèse sur les conditions de financement des banques et, à terme, sur leurs barèmes de crédit.
  2. La fin de la pause monétaire : après avoir relevé son taux de dépôt en juin, la Banque centrale européenne a marqué une pause le 23 juillet, dans un cycle désormais orienté à la remontée plutôt qu’à la détente.

Conséquence directe de ce contexte, le taux d’usure (le plafond légal que les banques ne peuvent dépasser) a lui aussi été relevé : depuis le 1er octobre 2026, il s’établit à 5,40 % pour un prêt à taux fixe de 20 ans et plus, 4,68 % entre 10 et 20 ans, 4,09 % sous 10 ans et 6,49 % pour un prêt relais.

Et pour la suite ?

Les professionnels du courtage restent prudents. Plusieurs d’entre eux anticipent une poursuite de la hausse des taux de crédit immobilier dans les prochains mois si les tensions actuelles persistent, certains évoquant même un rapprochement progressif vers la barre des 4 % d’ici la fin de l’année.

Faut-il encore se lancer ?

Pour un projet déjà engagé (compromis de vente signé), repousser sa demande de financement dans l’espoir d’un retournement de tendance est aujourd’hui un pari risqué : sur un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, chaque dixième de point supplémentaire représente plusieurs milliers d’euros de coût total sur la durée du crédit. À l’inverse, un projet encore incertain ne justifie pas de se précipiter uniquement pour « sécuriser un taux » : sans compromis signé, aucune banque ne s’engage réellement sur la durée.